Le libertarianisme, s’il faut le définir aussi complètement que brièvement, place l’individu, ses choix, ses désirs, sa recherche du bonheur, au-dessus de tout système qui voudrait l’embrigader d’en-haut. On n’est jamais ouvrier, femme, Français, riche, catholique ou noir et seulement cela ; on est avant tout soi-même, et ensuite on exerce un certain nombre de préférences politiques, culturelles ou religieuses que l’on se garde d’imposer aux autres. Tel est le sens de la liberté, la seule mais très importante limite étant le respect absolu des personnes et des biens.*

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Les 5 principes fondamentaux

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1. La liberté individuelle : le principe suprême du libertarianisme

Le concept de liberté individuelle est bien plus qu’une simple idée pour les libertariens ; c’est le fondement philosophique sur lequel repose toute leur vision de la société. Ce principe est l’affirmation radicale que chaque être humain est propriétaire de lui-même, de son corps, de son esprit et de sa vie. Cette idée, souvent désignée sous le terme de propriété de soi, est la pierre angulaire de toutes les autres libertés.

L'individu est considéré comme une entité souveraine, dont la vie ne peut être soumise à la volonté d'autrui, qu'il s'agisse d'un roi, d'un gouvernement ou de la majorité. La liberté, dans cette optique, n'est pas un droit octroyé par l'État, mais un état naturel de l'être humain, un droit inaliénable qui précède toute forme de pouvoir politique.

Cette liberté se décline en plusieurs facettes cruciales qui sont présentées ci-dessous.

A. La liberté de faire ses propres choix de vie

Un libertarien défendra le droit d'un individu de choisir son alimentation, son mode de vie, ses loisirs, même si ces choix sont perçus comme "dangereux" par la majorité. Par exemple, si une personne souhaite faire de la haute montagne sans guide ou prendre part à des sports extrêmes, l’État n’a pas le droit d’intervenir pour la protéger d’elle-même. C’est à l’individu d’assumer les risques et les conséquences de ses propres décisions. Interdire une activité sous prétexte de « bien commun » est perçu comme une atteinte illégitime à cette liberté fondamentale.

Au cœur du libertarianisme se trouve l'idée que chaque individu est le souverain absolu de sa propre vie. Cette "propriété de soi" est le fondement de la liberté de faire ses propres choix de vie. Ce n'est pas un concept abstrait, mais une philosophie qui a des implications très concrètes sur la manière dont les libertariens perçoivent le rôle de l'État. Pour eux, l'État n'a aucune légitimité morale à intervenir dans les décisions d'un individu, même si ces décisions sont perçues comme dangereuses, risquées ou moralement répréhensibles par la majorité.

Cette position s'oppose directement à la vision paternaliste du gouvernement, où l'État agit comme un parent qui protège ses enfants d'eux-mêmes. Le libertarianisme rejette ce paternalisme en arguant que toute personne adulte et consentante est la seule responsable de ses choix et doit en assumer les conséquences.

Exemples concrets de cette liberté :

La seule limite à cette liberté est le principe de non-agression. Votre liberté de faire ce que vous voulez s'arrête là où elle commence à violer les droits ou la propriété d'autrui. En l'absence de préjudice à un tiers, la décision est entièrement de la responsabilité de l'individu. C'est l'affirmation que la liberté est un droit, pas une permission.